L’Antiquité

 

La culture grecque s’étend dans la partie méridionale de Balkans, dans les îles Ioniennes et Egéennes ainsi que le long de côtes méditerranéennes de l’Asie Mineure ( Xe, IXe. av. J.C.)

Puis, elle s’est élargie à l’ensemble du bassin méditerranéen atteignant les rives de la Mer Noire (à partir du VIIIe. av. J.C.) et créa un art autonome.

L’architecture se soustrait à l’influence des civilisations antérieures de l’Orient méditerranéen pour développer progressivement des techniques et une tradition urbanistique nouvelles.

Le temple,demeure religieuse centrale, constitue le monument principal. Il se définit comme un édifice normalisé à travers un portique se prolongeant sur les quatre côtés. Le vestibule, le sanctuaire et le couloir postérieur forment la partie essentielle.

A partir du VIIIe. av. J.C. apparaissent les citadelles construites non plus en matériaux pauvres mais en pierre qui sera de plus en plus employée, permettant ainsi un rapide progrès de l’architecture monumentale.

Le théàtred’Epidaure(2e moitie du IVe s. av. J.-C.)

Ainsi, naîtra l’art dorique dont les édifices les plus représentatifs sont l’Hératon d’Olympie et le temple d’Apollon à Thermos. (fin du VIIe.s. av. J.C.), puis l’art ionique à la décoration foisonnante mais éphémère et interrompue par l’expansion perse vers les rives de la Mer Egée. L’inspiration asiatique ou égyptienne marquera la construction de temples sanctuaires qui foisonnent en Italie méridionale et en Sicile.

Rattachés à des enceintes sacrées, le théâtre et le stade côtoient le temple et expriment le concept typiquement hellénique de la connexion entre éducation intellectuelle et éducation physique.

A la fin du VIe. av. J.C. des constructions sont réalisées en Grèce continentale, témoignage éloquent d’une extraordinaire génération d’artistes : le temple d’Athena Aphaïa à Egine (V.500.av.J.C.) ; le temple de Zeus à Olympie, l’Erecthéïon sur l’Acropole d’Athènes ; le Parthénon, temple périptère en marbre du Pentélique, représentant la perfection et l’équilibre de l’ordre dorique et ou convergent, grâce à une étroite collaboration, la volonté de grandeur de Périclès et la synthèse idéaliste de Phidias, artiste aux multiples facettes, – peinture, sculpture- qui laissa une empreinte profonde sur la civilisation artistique de son temps.

Tribune desCariatudes

Au cours du IVe.s, le style dorique représentatif des idéaux classiques entame sa décadence, qui s’accentuera au cours de l’époque hellénistique. En revanche, l’ordre ionique et l’ordre corinthien laissent présager de leur essor futur.

Sculpture : certaines statuettes schématiques du IXe. av. J.C. en terre cuite, en pierre, en bronze, en plomb fondu témoignent d’un intérêt particulier pour la représentation humaine. A partir du milieu du VIIe. av. J.C. la représentation de l’homme semble constituer le problème majeur du domaine intuitif et figuratif de la statuaire grecque. Puis vers 670 – 610 av. J.C., on note la floraison du style dédalique inspiré de l’artiste mythique de Crète Dédale comme on témoigne la Koré (figure féminine vêtue) dite Dame d’Auxerre (Louvre) ou le Komos (figure masculine nue) qui créent des images au modèle harmonieux.

C’est également la période où une importante production d’œuvres en bronze côtoie la sculpture en pierre ou en marbre rehaussé de notations polychromes.

Vers la seconde moitié du Ve.av. J.C. les réalisations de Phidias, Polyclète expriment un équilibre suprême fondé sur l’harmonie des corps et la sérénité de l’expression. Les œuvres de Scopas et de Praxitèle illustrent le IVe.av. J.C. et présentent les expressions d’un second classicisme et seront très appréciées à l’époque romaine.

Peinture : Nous pouvons suivre avec précision les différentes phases de la peinture vasculaire grâce à la création abondante par les Grecs de vases peints à décor figuré qui constituent, grâce à leur iconographie, une source de renseignements intarissable.

L’évolution chronologique des différents ateliers de fabrication de céramique grecque permet de découvrir au IXe av. J.C. une structure rigoureuse du vase au décor abstrait n’utilisant que des motifs géométriques refusant toute inspiration de la nature. Puis au début du VIIIe à Athènes, l’élément humain apparaît.

Vases grecs

 

Vases grecs

Peu à peu, l’élément humain devient dominant à côté des thèmes animaliers et des motifs végétaux qui trahissent une influence orientale déterminante. Cet aspect décoratif poussé à l’extrême est issu principalement des ateliers de Corinthe et de Rhodes où naît la céramique protocorinthienne caractérisée par une abondante production d’alabastres et d’aryballes (petits vases à onguents).

Puis, pendant tout le VIIe. av. J.C., les céramiques sont décorées de représentations mythologiques complexes (divinités et héros). La technique est celle des figures noires agrémentées d’incisions et de rehauts de couleur (célèbre vase François signé par Ergotimos et Clitias (première moitié du VIe).

Vers 530 av. J.C. apparaissent les premiers vases à figures rouges se détachant dans la couleur naturelle de l’argile. Athènes a surpassé le monde grec dans l’art de la fabrication et la décoration des vases. Mais dès le début du IVe, le dessin dans la céramique se banalise et devient de moins en moins soigné et peu à peu la production attique disparaît presque totalement tandis que de nouveaux centres se développent en Italie méridionale.

L’Art Romain prit son essor au IIe. s. av. J.C. Il est lié au milieu politique culturel, religieux et social de Rome. Il connut d’importants apports de l’art étrusque déjà fortement hellénisé. Vers la fin du IIe. s. av. J.C., après la prise de Syracuse, les œuvres d’art hellénistiques affluèrent à Rome en grand nombre. Cependant, les arts manuels étaient considérés indignes d’un citoyen romain.

Par contre, l’architecture, du fait de son utilité publique, bénéficia d’une plus haute considération et d’un développement exceptionnel.

En s’appuyant sur les connaissances reçues des Grecs, ils utilisèrent une technique entièrement nouvelle et originale, l’opus caemmenticium (conglomérat de mortier et de pierraille) dont la solidité et la malléabilité permet le développement de formes architecturales fondées sur des lignes et des surfaces courbes amenées à un degré de perfection inconnu auparavant.

Apparaissent alors les réalisations romaines les plus originales : l’aqueduc et le pont. L’arc, monument autonome à fonction commémorative et pouvant faire office de porte de ville connaîtra un grand succès dans l’architecture romaine et atteindra son apogée avec les arcs de triomphe de l’époque impériale, les théâtres (le premier théâtre en dur fut crée par Pompée en 55) le forum, les premières basiliques avec portiques et arcades. Une grande activité constructrice s’intensifie au IIe. s. av. J.C. entraînant un vaste renouveau de l’urbanisme. César fut le premier à tenter de donner une distribution rationnelle des centres économiques et religieux.

Cratère antique à figure rouges (v. 510 av. J.-C.)

Dans le domaine de la construction privée, grâce à l’exceptionnel progrès technique, on bâtit des maisons d’habitation de quatre à cinq étages. Une série de forums impériaux (le forum d’Auguste, les arcs de Rimini, de Suse et d’Aoste, le grandiose pont du Gard) offrent une subtile harmonie entre un caractère fonctionnel optimal et une esthétique sobre et sont érigés le plus souvent pour célébrer les victoires et l’idéologie impériales (l’arc de Titus, le Colisée, l’amphithéâtre de Flavien).

La sculpture dans l’art romain prit son essor à l’époque de Scylla. Elle se caractérise par un goût prononcé pour la reproduction du portrait honorifique (portraits d’Auguste). Puis, elle se manifesta dans la réalisation des bas reliefs des monuments retraçant les événements de guerre des ou dans les reliefs funéraires.

Le mobilier : souvent fabriqué dans des matériaux périssables, il ne reste que de très rares vestiges du mobilier de l’Antiquité. Les premiers témoignages – coffres à linge, coffrets à bijoux, tables à un seul pied, lits aux supports en forme de taureau, chacal, lion, tabourets de valeur artistique – sont égyptiens.

Le mobilier grec antique est comme la maison, d’une grande simplicité : quelques tabourets à pieds droits ou croisés ; des sièges au dossier incliné sans accoudoirs, de rares tables, des lits posés sur des chevalets. Le coffre sert de contenant et de siège. Les premiers meubles romains dérivent du mobilier de la Grèce antique.

Par la suite, ils se distinguent par un décor luxueux, comprenant des marbres dans les plans d’appui des pattes d’animaux servant de support.

Le bronze est souvent utilisé soit pour la réalisation complète du meuble soit pour les ornements. Outre les sièges à dossier incliné et le tabouret aux pieds en tenaille, l’armoire à deux battants décorés est le meuble le plus courant. Les meubles de l’époque romaine tardive reflètent simplicité et sévérité.

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